L’Artemisia, filière promue au Bénin pour lutter contre le paludisme, serait un allié pour lutter contre le COVID- 19

Récolte de plante d’Artemisia, Zou, Benin

Cofondateurs et membres actifs de la Maison de l’Artemisia Bénin, le groupe SENS œuvre depuis 2015 au développement de la filière Artemisia au Bénin.

En 2012, la guérison spectaculaire en Ethiopie de son ami Alexandre Poussin d’un neuropaludisme avec une tisane d’Artemisia annua a amené Dr Lucile Cornet-Vernet à la création de l’association française La Maison de l’Artemisia.

C’est par le biais de SENS France qu’en 2015, les responsables de SENS Bénin rencontrent pour la première fois Lucile Cornet-Vernet et la sollicitent pour une formation au Bénin. Agir pour l’émergence d’une filière Artemisia au Bénin entrait parfaitement dans la stratégie d’intervention du groupe SENS.

L’engagement de SENS Bénin sur la filière Artemisia depuis 2015 : l’accès à un remède contre le palu accessible aux plus vulnérables, et des revenus nouveaux complémentaires pour des ruraux.
 

Depuis, avec le soutien de partenaires SENS Benin, SENS Bénin a développé le savoir- faire et la capacité de production de l’Artemisia au village, et fait émerger deux entreprises : Passerelle des PAM et BIO Aromate, promues respectivement par Sandrine SEGLA et Darling GUIDIGUAN après une expérience professionnelle au sein du programme B’EST. Ils produisent aujourd’hui de la tisane d’Artemisia, selon le cahier des charges prescrit, à partir de matière première fournie par plus de 150 fournisseurs ruraux dont 40% de femmes.

Fin 2017, pour que cette filière connaisse l’essor attendu par l’ensemble de ces acteurs, SENS a œuvré avec le Centre UNIV et la ferme de La Providence pour l’émergence de l’Association nationale Maison de l’Artemisia Bénin (MDA Bénin), qui se structure pour promouvoir le développement de la filière Artemisia au Bénin.

Alors que la MDA Bénin, comme toutes les Maisons de l’Artemisia en Afrique est engagée pour faire reconnaitre par les Autorités sanitaires de leur pays le traitement du paludisme par la tisane d’Artemisia comme un moyen de sauver des millions de vies (on compte 435 000 morts par an du paludisme dont 61% d’enfants de moins de 5 ans), on entend que l’Artemisia serait également un levier d’action dans la lutte contre le COVID 19…

En effet, l’expérience de la Chine en 2020 incite à se pencher sur la question.

Artemisia et COVID 19, la ligne de conduite de la Maison de l’Artemisia Bénin

Les médicaments antiviraux à base de plantes ont été utilisés lors de nombreuses épidémies historiques. Cette voie thérapeutique a par exemple été mise en oeuvre lors des deux précédentes flambées de coronavirus – MERS-CoV en 2012, SRAS-CoV en 2003, lors des récentes épidémies saisonnières causées par les virus de la grippe et de la dengue et également lors de l’épidémie de COVID-19 en 2019-2020, en Chine.

L’Artemisia annua est une plante médicinale antivirale utilisée largement en Chine comme traitement contre le SARS-CoV en 2003 et contre le SARS-CoV-2 aujourd’hui.

  • 85% des chinois malades du Covid-19 ont pris un cocktail de plante adapté à leur état clinique
  • L’Artemisia annua a été donnée en curatif pour les cas modérés et sévères (atteintes pulmonaires) comme pendant l’épidémie de SARS pour écrêter la courbe du nombre de cas aigus.
  • La posologie est de 10g/litre par jour en décoction de 2 min jusqu’à fin des symptômes pulmonaires.
  • L’Artemisia annua possède 4 molécules antivirales actives in vitro : lutéoline, kaempferol, quercétine et apigénine

(Toutes les références sont sur la page Facebook de la Maison de l’Artemisia Bénin)

Au nombre des armes thérapeutiques qui pourraient aider les patients et le peuple béninois figure donc l’Artemisia dont l’action anti-virale et la non-toxicité ont été démontrées dans un grand nombre de publications scientifiques. Au vu de l’expérience chinoise, aujourd’hui, l’utilisation d’Artemisia annua est recommandée uniquement en curatif, pour les cas avec atteintes pulmonaires modérées à graves, en complément de la médication prescrite. Lire la suite